Voici l’équation qui résume le mieux la ville :
Athènes =
√ Σ(Bronx de NY + Grafittis + Déchets + Chiens errants + Enfants mendiants)
huile d’olive ± gyros à 2 euros
Traduction, c’est vraiment ghetto, c’est extrêmement sale et pollué, ils n’ont pas de SPCA et il y a plein d’enfants de moins de 12 ans qui mendient dans les rues avec un accordéon (comme Rémi sans famille, mais dans la vraie vie. C’est désolant). L’Acropole, c’était bien, mais sous construction, alors on a encore des poussières du Panthéon dans les voies respiratoires et les fosses nasales.
Sinon, Christine continue son périple dans les îles grecques et Elizabeth est de retour en terre québécoise. Le décalage horaire étant pour les faibles, elle est libre pour toutes activités récréatives.
Au revoir chers lecteurs!
Fermeture du blogue de voyage effective dès…maintenant.
Filed under: Berlin
Une raison fort simple nous a empeché de faire de plus nombreuses mises à jour sur le blogue depuis notre arrivée à Berlin.
Berlin, c’est EXTRAORDINAIRE.
Top 10 des raisons qui devraient vous convaincre (ou non) d’aller à Berlin et d’y passer le reste de vos jours.
10 – Parce que vous avez un faible pour le béton.
Quand il a fallu tout reconstruire, les Allemandes et les Allemands n’ont pas tergiversé bien longtemps. Le béton, c’est bon marché, ca fait la job, et c’est ben cute (NOT!). Pas de fioritures, de flafla ou de dentelle. C’est sévère, c’est brutal, et on aime ca (ou pas).
9 – Parce qu’on y trouve la meilleure auberge de jeunesse au monde.
Preuve à l’appui : L’auberge où nous sommes restées, le “Wombat Hostel” (recommandée par nulle autre que Andee a.k.a Dre) a remporté haut la main la palme d’or décernée par hostelworld.com en 2008 (pour les néophytes, c’est du sérieux.).
8 – Parce que le cout de la vie n’y est pas exorbitant.
Donnée baromètre par excellence : le cout d’un trio au McDo. Pour vous donner une idée, à Venise, vous allez devoir débourser 7,90 euros (plus de 12 dollars canadiens). À Berlin, c’est un peu plus de 5 euros.
7 – Parce que la coupe champignon d’Angela Merkel va redevenir à la mode.
Nostradamus l’a prédit
6 – Parce que parler l’allemand, ca donne de l’attitude.
Vous etes de nature réservée? Vous etes socially awkward? Vous ne savez pas comment approcher les gens? Apprenez l’allemand (commencez par la phrase suivante : “Ich bin ein Geschirrspüler”), prononcez vos “h” avec le plus de salive possible et vous gagnerez respect et admiration de vos pairs.
5 – Parce qu’on y vend des articles touristiques pertinents.
À Berlin, on ne va pas essayer de vous vendre un sac à main Gucci contrefait (Rome). À Berlin, on ne va pas essayer de vous vendre un portrait de Bob Marley ou de John Travolta en airbrush (Florence). Non. À Berlin, on vous vend des casquettes de soldats allemands et des chapkas en fourrure d’inspiration russe (les chapkas, pas la fourrure). Là, tu parles.
4 – Parce que vous etes l’ami des animaux.
Le Zoo de Berlin est nettement plus excitant et sévère que le Parc Safari (pas de manèges, ce n’est pas sérieux), le Zoo de Granby (ce n’est pas perdu in the boonies) ou le Biodome de Montréal (au Zoo de Berlin, on peut vraiment y voir des animaux). De plus, vous pourrez faire une rencontre historique avec un PANDA. Pour les plus patriotiques, il y a des castors aussi.
3 – Parce que vous aimez faire de la bicyclette au centre-ville et rester en vie.
Christine et moi avons loué un engin pour 4 heures. Après une promenade dans le Mitte (centre-ville), à aucun moment avons-nous craint pour notre vie. Les rues sont larges. Un chauffeur d’autobus nous a laissées passer. Quelques personnes vont meme jusqu’à laisser leur bicyclette non verrouillée dans la rue.
2 – Parce que lorsqu’il est question de shopping, il n’y a pas que des H&M.
Grosse concentration de boutiques par mètres carrés, particulièrement à quelques pas de notre auberge de jeunesse. L’effervescence de la mode est palpable, et on ne se prend pas trop au sérieux (contrairement en Italie…), et pendant les soldes, on y trouve son compte.
1 – Parce qu’il n’y a pas de mur de Berlin à Chibougamau.
Un gros morceau d’Histoire, n’est-ce pas? Ah, pour finir, un incontournable si vous n’avez pas trop écouté pendant vos cours d’histoire au secondaire (ou au cégep ou à l’université) : Le musée de l’Histoire.
Et puis, si Christine et Elizabeth déclarent leur passion pour Berlin avec tant de fougue, c’est que ca doit etre vrai.
CQFD.
Eli : Christine, quelle ville d’Italie as-tu préféré?
Christine : Ben Rome, ça se fait vraiment vite. Florence, c’est pas moi. Milan, j’ai aimé, mais on n’est pas restées assez longtemps. Pis Venise… tu me niaises-tu?
VENISE, TU ME NIAISES-TU?
Rarement des paroles auront été aussi criantes de vérité. Premièrement, il faut dire que Venise rappelle étrangement le marché aux puces de Saint-Eustache. On y vend TELLEMENT de cossins. Tout d’abord, il y a ces masques de carnaval. Bien sûr, il y a les classiques avec des plumes et du glitter (vous savez, ceux qui sont étaient à la mode en 1992 et qui le sont encore à Longueuil). Parmi les plus extravagants figurent le modèle Hello Kitty et celui du dauphin méchant (si, si). Qui plus est, nous ne pourrions passer sous silence les cohortes de touristes baby-boomers qui pullulent entre chaque pont et canal. Oui, nous sommes amères et peu impressionnées (Elizabeth est amère, Christine est peu impressionnée). Toutefois, jeunes gens, Venise a ses bons cotés. La prochaine fois que vous y passerez vos vacances, n’oubliez pas de passer par Lido di Venezia, une île voisine (le Beverly Hills de Venise, de dire Christine). Sur la rue principale, S.M. Elisabetta, vous trouverez le meilleur rapport qualité prix en gelato : un cornet au fragola pour 1 euro. La plage vaut aussi le détour. La promenade en bicyclette tandem est aussi de guise.
Milan en deux jours
À Milan, on a essayé de nous voler dans le métro. Heureusement, les scélérats (ils étaient deux, ils aiment travailler en équipe, prenez garde), n’ont pas réussi à piquer quoi que ce soit. Elizabeth, avec ses réflexes de ninja, a réussi à arracher à son tour le sac d’un des voleurs avant qu’il ne s’enfuie à toutes jambes.
À Milan, on a acheté quatre paires de souliers. Made in Italy.
À Milan, on a dormi à l’aéroport.
Ah, pis à Milan, on s’est fait refuser l’entrée au Duomo parce que Christine portait des bootie shorts et un décolleté trop plongeant.
Marie Madeleine.
Filed under: Florence
L’OCDE prévoit une contraction de l’économie mondiale de 3% cette année. En Espagne, on prévoit un taux de chômage de 20,4%. Mais surtout, le taux de change continue de violer les touristes québécois.
Qu’importe, Elizabeth et Christine continuent leur cavale en Europe.
Tous les chemins mènent au gelato
Depuis notre arrivée en Italie (ça fait 8 jours), nous mangeons du gelato tous les jours (ça fait 8 gelato). Pour les non initiés, le gelato, c’est vraiment meilleur que la crème glacée ordinaire. Le gelato, c’est MAGIQUE. Et nous pesons nos mots. Premièrement, c’est moins gras (5 à 7% de gras versus 10% pour la crème glacée). Deuxièmement, c’est plus dense (le gelato ne contient que 25 à 30% d’air, alors que la crème glacée en contient autour de 50). Résultat, c’est comme un party dans ta bouche (mais personne ne vomit).
Bref, l’Italie, c’est le paradis des p’tits gros. Toutefois, il importe de dresser des mises en garde. Voici nos conseils pour apprécier le gelato à sa juste valeur en Italie.
- Le meilleur gelato est à Rome (pas à Florence, surtout pas à Pise).
- Le gelato à la pistache ne devrait pas être vert fluo.
- Un bon format (un à deux boules) se vend à environ deux euros. Un maxi-cono, à 20 boules, 14 euros, semble etre une bonne idée à première vue…
mais NON.
Les classiques
Un des attraits touristiques les plus populaires à Florence demeure sans contredit le David de Michelange. Gardé jalousement à la Galleria dell’Academia, il faut payer une somme de 10 euros pour contempler la statue de marbre. Ne reculant devant rien, nous avons déserré nos bourses et pigé dans notre budget gelato pour constater le hype en personne. Une fois devant David, plusieurs pensées traversent l’esprit (Christine : Il l’a trouvé où, son bloc de marbre de 16 pieds, Michelange?). Mais surtout : Michelange, il avait des serious skills. Son David est parfait. Parfait. Bref, un incontournable pour tous ceux qui visitent Florence.
Par la suite, nous sommes allées à Pise, enthousiastes devant l’idée d’une séance de photos avec la fameuse tour penchée. Erreur. La tour n’est pas très impressionnante. La tour n’est pas si penchée. Bref, le stade olympique est quasiment plus excitant.
Sinon, désolées pour le déficit de photos, nous sommes mal équippées en Italie. C’est d’la faute à Berlusconi et Il Divo.
Filed under: Rome
Pour notre dernière journée à Rome, notre mission était simple. Aller au Vatican. Pour Christine, toucher le pape. Pour Elizabeth, conduire la pape-mobile (nous étions tentées par les hot priests qui sillonnent tous les jours Rome (après le calendrier des pompiers, le calendrier des hot priests pour ramasser des fonds pour l’église catholique)). Oui, nous sommes des groupies hardcore de la tronche sympathique de Benoit XVI. Poutant, ce fut plus ardu qu’on ne l’aurait cru. Premièrement, il y a un code vestimentaire au Vatican. Christine, en plus de dévoiler ses jambes de manière indécente dans une robe signée H&M, découvrait ses épaules de manière effrontée (il est pertinent ici d’ajouter qu’il devait faire 37° C).
Une fois le problème résolu, nous avons continué notre chemin. Deuxième embûche pourtant; à l’entrée du musée du Vatican, nous avons dû rebrousser chemin. Et pour cause, son Excellence Monsieur le Pape demande 14 euros à ses fidèles pour l’admission générale. DU. VOL. Toutefois, nous avons gardé la foi et nous sommes retournées vers la Basilique Saint-Pierre. Devant des touristes qui pullulaient à chaque tournant, nous avons tout de même réussi à passer à près d’un mètre de la tombe de Jean Paul II (Jipitou pour les intimes). Bref, la principauté du Vatican demeure un attrait touristique plus qu’un lieu saint.
Déception.
Filed under: Miscellanées
Après quatre villes visitées, trois auberges de jeunesse et, par conséquent, 3 dortoirs, voici le décompte de nos roommates les plus dignes de mention.
Numéro 3 : Le Texan asthmatique
Doctorant en sociologie à UBC venu à Barcelone apprendre l’espagnol (FAIL, on y parle le catalan). Intolérant à l’alcool, il pass out après deux bières (bénéfice du doute ; c’est probablement à cause de l’asthme).
Numéro 2 : La morte
Coréenne à l’anglais approximatif qui dort en position Six Feet Under (yeux et orteils vers le ciel, mains sur la poitrine). Garde ses lunettes. Porte une nuisette de grand-mère (longueur mi-mollet).
Numéro 1 : Le Gladiateur
Traîne dans ses bagages un casque de gladiateur/spartiate en permanence (pas orné d’une brosse rouge, au grand désarroi de Christine). Nocturne, dort toute la journée et lit Catch-22 de Joseph Heller à la lampe de poche durant la nuit. Prend des douches de 30 minutes.
Filed under: Madrid
En Espagne, à Barcelone comme à Madrid (mais à Madrid, on atteint des sommets inégalés), tout café qui se respecte offre des churros con chocolate, pâtisserie dont les Espagnols sont particulièrement friands…et fiers. Or, ces churros sont-ils aussi délicieux qu’on le prétend? Pour vous, chers lecteurs slash stalkers, nous avons visité une institution, le Maestro Churreros (depuis 1902, c’est du sérieux), et mis nos fins palais à l’épreuve pour confirmer ou infirmer le mythe : Churros, délicatesse culinaire ou friture infecte? Voyez par vous-mêmes.



Verdict:BUSTED.
C’est un mythe. Les churros, c’est dégueulasse. Une pâte frite trempée dans du chocolat insipide? Thanks but no thanks.
Sorolla, l’homme parfait
C’est archi-connu, dans les musées, ça sent les p’tits vieux (ou l’antiphlogestine, de renchérir Christine). Qu’a donc à offrir le célèbre Museo del Prado outre des effluves de l’âge d’or? L’exposition de Joaquin Sorolla. Tout néophyte ne pourra s’empêcher de souligner la maîtrise des tons de blanc et de la luminosité dans les coups de pinceau de ce dernier (le marbre, l’eau et le satin sont également exécutés avec précision, soulève justement Christine). Oui, on est vraiment bonnes pour faire semblant qu’on s’y connaît à l’art. Sa biographie, qui plus est, révèle un époux fidèle et amoureux, et un père attentionné. Oui, il est ben sweet Sorolla. Pour ce qui est des peinturas negras de Goya… Ben, c’est dark. (perte de la crédibilité nouvellement acquise).
Español 101
Elizabeth : Répète après moi Christine.
Christine : Ok.
Elizabeth : “Me llamo Christime.”
Christine : “Me llamo Christine.”
…
Christine : Tu m’aimes?
Filed under: Paris
Déjà presque une semaine écoulée à Paris. Toujours aucune trace de Nicolas Sarkozy (mais je garde espoir! *poing levé au ciel et yeux fermés*). Quoi qu’il en soit, je vous vois venir. La question demeure et persiste : est-ce que Elizabeth a flambé tout son argent à magasiner telle une enragée?
Meuh non.
Néanmoins, comme l’a déjà dit Andrée-Anne dans un taxi à Saint-Michel après une soirée karaoké : il faut faire un compte rendu, un debriefing. Indubitablement, côté magasinage et restaurant, Paris prend les choses au sérieux. Plusieurs preuves à la CSI (Miami, pas New York) à l’appui.
“Exhibit A”

Ci-dessus moi-même (sans bow) et Laurence Dufour (étudiante en échange à Maastricht, dont le chien vient de mourir, aime marcher dans le gazon les pieds nus, n’aime pas s’endormir devant la télé). Observez mon sourire crispé. Voyez le rictus qui se dessine. Ça, c’est la face que je fais quand je dois payer 6 euros pour 33 centilitres de coca.
“Exhibit B”

Ci-dessus Laurence Dufour et Liz Robertson (de son nom complet Elizabeth May Robertson, a des petites mains, aime faire des blagues sur ta mère). Encore une fois, dans un café, à respirer l’opulence d’un air las devant leur thé de 5 euros. Que ce soit chez Repetto (22, rue de la Paix) ou chez Colette (213, rue Saint-Honoré), nos dollars canadiens se retrouvent impuissants devant la suprématie de l’euro.
Deuxième conclusion de la journée, suite à une visite au Centre Pompidou…
Je n’aime pas Kadinsky.
Pis Calder, c’est correct.
Voilà, je l’ai dit.

